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Journal | Libellule n°141 | Monde | Décembre 2020

dimanche 10 janvier 2021

Notre impatience à retrouver la vie d’avant ne doit pas ignorer notre expérience commune récente à concevoir une vie après, autrement

C’est ainsi que l’on pourrait envisager les temps qui viennent. En effet, faut-il reprendre toutes nos activités ou une partie d’entre elles comme avant, les adapter comme le voudrait la prudence ou même l’évidence ou envisager une hybridation des deux ? Toujours est-il, qu’il parait aujourd’hui d’une certitude assez limpide que la situation de demain ne ressemblera certainement pas à celle d’hier, quoi qu’on en dise et quoi qu’il en coût à ceux qui le disent.

Alors, il faudrait bien évidement, réadapter toute notre perception de la vie, rééduquer notre approche du quotidien pour entreprendre des démarches qui permettraient d’appréhender celui-ci de façon plus consciente des contraintes et des éléments qui nous entourent, en prenant en compte que les freins au changement sont rarement, pour ne pas dire jamais, le moteur de l’évolution.

C’est avec une réflexion telle que celle-là, que l’ont peut dores et déjà entreprendre avec une approche différente.

Les sociétés du partage par exemple, font partie, me semble t-il, de l’une des voies vers laquelle on pourrait s’engager. Nous ne parlons pas ici uniquement de logiciels libres, mais aussi de semences libres, de médicaments libres, également de culture libre, d’éducation libre et plus généralement de connaissance libre et universelle.

On peut voir déjà fleurir un peu partout des projets qui correspondent à cela, où des pratiques de partages et d’échanges, notamment de fichiers, de conceptions de matériel, de développements, d’idées, sont proposés sous licences libres et ainsi considérés comme étant des biens communs. La contribution de chacun bénéficie à tout le monde.

Pour préciser cette pensée, il faut comprendre que les logiciels libres ont pour principale qualité leur souveraineté qui garantie la gestion et la pérennité des données correspondant nécessairement aux besoins souhaités par l’utilisateur. Des logiciels très éthiques en somme, car ils respectent notre vie privé. A contrario, l’économie des biens rivaux des modèles manufacturiers traditionnels sont en compétition pour consommer ces biens, si j’ai un sandwich, vous ne l’avez pas, si je vous le donne, je ne l’ai plus.

À titre de comparaison, on peut identifier dans le monde du numérique des biens immatériels, que les contributions ou les idées ne sont pas des idées cédées, elles sont simplement copiées, on donne sans s’appauvrir, on duplique, on s’enrichit. Le fait de mutualiser ses ressources avec ses partenaires, on appelle cela de l’intelligence collective active.

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