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Les logiciels logiquement libres

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Information | Libérons l’État des logiciels privateurs | France | Juin 2021

mardi 13 juillet 2021

L’État vient d’annoncer la création d’une mission sur les logiciels libres. Avec des moyens et une volonté politique, elle pourrait changer la face des services publics.

Étienne Gonnu Chargé de mission affaires publiques de l’April explique dans l’Humanité son point de vue sur la situation.

Pour être libre, un logiciel doit garantir ces quatre libertés fondamentales : être utilisé, étudié, modifié et partagé librement. Jusqu’ici, l’État n’a fait qu’encourager l’usage de ces programmes sans droit de propriété dans les services publics. On les retrouve au cœur de la mission interministérielle annoncée récemment par le premier ministre. L’enjeu est de taille : ouvrir les services publics à des outils éthiques et démocratiques, comme l’espère Étienne Gonnu, de l’April, ou continuer de contractualiser avec les Microsoft, Oracle et autres géants du numérique.

Êtes-vous satisfait de la création de cette mission ? Peut-elle améliorer la place du libre dans les services publics, qui apparaît très en retrait ?

Étienne Gonnu La part du libre dans les administrations reste difficile à mesurer. Il y a des avancées locales, qui ne découlent pas de décisions politiques mais de l’engagement des agents sur le terrain. Par exemple, pendant le premier confinement, certains ont créé la plateforme apps.education.fr, proposant tout un panel de logiciels libres répondant aux besoins des enseignants pour les cours à distance. Mais c’est vrai que de gros scandales ont créé des effets de loupe, comme les contrats des ministères des Armées et de l’Éducation nationale avec Microsoft...

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