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Journal | Libellule n°148 | Monde | Juillet 2021

vendredi 23 juillet 2021

Dire que le logiciels libre est un oxymore du logiciel propriétaire est un truisme.

Vous le savez tous si vous suivez régulièrement les publications diffusées par Montpel’libre, mais aussi bien d’autres activistes du Libre vous le diront, le logiciel libre repose sur l’idée de quatre libertés et trois principes. Pour les libertés, il y a la liberté 0 qui définie la liberté la liberté d’utiliser le logiciel, vient ensuite la liberté 1, qui quand à elle permet d’étudier le logiciel, la liberté 2 est la liberté de copier le logiciel et enfin la liberté 3 nous donne la possibilité de modifier le logiciel et de le partager. Quand aux trois principes, il s’agit des principes de liberté, d’égalité et de fraternité, dixit Richard Matthew Stallman.

Tenant compte de ces informations, il ne peut y avoir de confusion entre le logiciel libre et l’open source et encore moins entre les logiciels libres et les logiciels propriétaires, aussi appelés logiciels privateurs, puisque ces derniers vous privent des ces libertés énoncées plus haut.

En effet, ce qui différencie principalement un logiciel libre d’un logiciel open source repose essentiellement sur une notion d’éthique, ce qui propose une valeur ajoutée intrinsèquement à ce mouvement. A contrario, l’open source se contente d’utiliser les logiciels et technologies libres, dont le code est accessible pour en faire une activité professionnelle lucrative.

Notre cher ami Richard, encore lui, identifie le terme de logiciel privateur ou programme privateur comme celui d’un logiciel qui réduit les actions que vous pourriez avoir avec le logiciel. Ainsi, puisque le code est fermé, il pourrait contenir des failles de sécurité, des portes dérobées qui donnent des fonctionnalités inconnues de l’utilisateur lui-même, ce qui peut présenter d’énormes problèmes et tout ceci sans que vous le sachiez. Ces applications ne pourraient pas être compatibles avec d’autres applications. L’obsolescence programmée du logiciel ou même encore la surveillance, l’intrusion et la vulnérabilité sont des éventualités à ne pas sous estimer.

Ce qui pourrait être vu comme une aliénation au programme lui-même.

Dans le même ordre d’idées que le mouvement du logiciel libre, on pourrait réfléchir sur le concept de semences libres, des médicaments et vaccins libres ou encore sur la pharmacopée. Cette liste n’ayant pas la prétention d‘être exhaustive, cela peut ouvrir plusieurs champs de réflexion à d’autres thématiques toutes aussi intéressantes.

Lisez et diffusez partout autours de vous Libellule, le journal en écriture collaborative de l’association Montpel’libre, suivez ce lien. Tous les anciens numéros sont disponibles dans le kiosque.

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